Brunet organisera la défense d’Hokkaïdo avec les restes des armées de l'ex-shogun (des troupes shogunales qui seront alors placées sous commandement franco-japonais, sous les ordres des commandant Otori Keisuke et Jules Brunet), ayant toujours l'espoir d’y défaire l’armée impériale et de pouvoir monter une contre-attaque. Ces dernières troupes shogunales essuieront revers sur revers. Et cette épopée arrivera à son terme à la fin juin 1869, quand l’infanterie impériale (environ 10 000 hommes) débarque à Hakodate. Submergés par les bombardements, les 800 soldats de l’armée shogunale rendent. Et Jules Brunet sera contraint de fuir, avant la reddition, avec les derniers Français survivants sur un bateau français ancré au large de Hakodate. Le gouvernement impérial réclamant son arrestation, Brunet finira par rentrer en France où il sera condamné par le jugement d’une cour martiale, à la fin de l’année 1869. Réhabilité par la suite, pour participer à la guerre franco-allemande de 1870, Brunet sera (en 1870) fait prisonnier à Metz par les Prussiens. De même, la même année, on sait qu’il participa aux combats de la Commune de Paris, du côté des Versaillais, avant de devenir général, en 1898...
Pour en savoir plus:
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On l’a oublié depuis longtemps, Jules Brunet : ce militaire français devenu instructeur militaire au Japon qui – lors de la guerre shogunale de 1868-1869 - s’est joint à la rébellion alors menée contre le gouvernement impérial, inspirant ainsi le personnage de l’instructeur américain nathan Algren dans le récent film « le Dernier Samouraï » d'Edward Zwick (2003). Le capitaine d’artillerie Jules Brunet avait été nommé membre de la première mission militaire française : envoyé au Japon - à la fin du XIXe siècle, en 1867 : au moment de la restauration Meiji - en tant qu’instructeur d’artillerie pour mener à bien la modernisation des armées du shogun Yoshinobu Tokugawa : en tout sept régiments d’infanterie, un bataillon de cavalerie et quatre bataillons d’artillerie, soit 10 000 hommes (Britanniques et Américains s’occupant, de leur côté, de l'armée de l'empereur Meiji). Vaincu par les forces impériales durant la « guerre de Boshin » en 1868, le shogun Tokugawa restituera le pouvoir à l'empereur Meiji. C’est pourquoi, la France étant alors officiellement devenue neutre, la mission militaire française est alors forcée, par décret impérial, de quitter le Japon. Mais Jules Brunet refusera d'abandonner ceux qu'il a formés et choisira de rester au Japon pour organiser la résistance de l'armée des derniers samouraïs encore fidèles au shogun. Désertant l'armée française pour rester au Japon, il envoie alors une lettre à Napoléon III où il explique qu'il est «décidé à mourir ou bien à servir la cause française en ce pays ». Puis, à la fin 1868, Jules Brunet se replie alors à Hakodate (Hokkaïdo) avec l'amiral de la flotte Takeaki Enomoto et une poignée de Français. Là, ils fondent l’éphémère République indépendante d'Ezo dont l’amiral Enomoto est élu président : une république autonome qui ne durera que six mois mais qui sera brièvement reconnue, de facto, par les puissances étrangères.
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